Quand le genou devient douloureux, rigide ou instable, les gestes simples comme marcher, monter des escaliers ou pratiquer une activité sportive deviennent difficiles. Pour certaines personnes, la pose d’une prothèse peut représenter une solution efficace pour retrouver confort, mobilité et qualité de vie. Cet article examine ces aspects en détail pour guider les personnes confrontées à des problèmes de genou persistants et celles qui souhaitent anticiper les complications.
Signes révélateurs d’un genou en détresse
Identifier les signes d’alerte permet d’intervenir avant que la dégénérescence articulaire ne devienne irréversible. La vigilance face aux symptômes du genou est essentielle pour décider du moment opportun pour envisager une prothèse.
Douleurs persistantes et limitation de mouvement
Lorsque la douleur devient régulière, constante ou survient même au repos, cela peut indiquer une usure importante du cartilage ou une inflammation chronique. Des craquements ou des grincements accompagnés d’inconfort lors de la flexion ou de l’extension doivent alerter. La douleur peut également se manifester après de courtes périodes de marche ou lors de la montée d’escaliers, ce qui montre que l’articulation ne peut plus absorber correctement la charge. À ce sujet, cet article sur protheseorthopedie.com sur l’opération de genou avec la pose d’une prothèse totale mérite une lecture attentive.
Gonflement et inflammation récurrente
Un genou qui gonfle fréquemment après des activités modérées indique souvent une irritation articulaire ou une inflammation. Ces épisodes peuvent être causés par une arthrose évolutive ou des microtraumatismes répétés. Une sensation de chaleur, une légère rougeur et une augmentation de volume locale sont des signes à surveiller. Le gonflement peut parfois s’accompagner d’une sensation de raideur qui rend la flexion difficile. Ces manifestations peuvent influencer la décision de recourir à un traitement médical ou à une intervention chirurgicale si la douleur devient constante.
Instabilité et faux mouvements
Si le genou donne l’impression de se dérober ou de lâcher, cela peut signaler une atteinte ligamentaire ou une défaillance des structures stabilisatrices. Les symptômes d’une rupture du ligament croisé antérieur du genou s’inscrivent dans cette catégorie et nécessitent une attention médicale immédiate. L’instabilité chronique peut entraîner des blessures secondaires au niveau des ménisques ou du cartilage et accélérer la dégénérescence de l’articulation. Même de petites dérobades répétées peuvent avoir des conséquences à long terme sur sa stabilité.

Alternatives non chirurgicales à envisager
Avant de décider d’une prothèse, il existe plusieurs solutions pour soulager la douleur et améliorer la mobilité. Ces méthodes permettent souvent de retarder l’intervention tout en préservant l’articulation.
Kinésithérapie et renforcement musculaire ciblé
Un programme de kinésithérapie adapté renforce les muscles qui soutiennent le genou, en particulier le quadriceps et les ischio-jambiers. Le renforcement musculaire stabilise l’articulation, réduit la douleur et améliore la fonctionnalité. Les exercices peuvent inclure la flexion, l’extension, l’équilibre et la proprioception. Un suivi professionnel permet d’adapter le programme à la gravité de la pathologie et à la tolérance de chaque patient.
Dispositifs de soutien et orthèses
L’utilisation de l’attelle de genou articulée est une option efficace pour stabiliser l’articulation tout en conservant une amplitude de mouvement contrôlée. Elle réduit les contraintes sur les ligaments et le cartilage, limitant la douleur et permettant de reprendre certaines activités quotidiennes ou sportives en toute sécurité. L’orthèse peut être ajustée selon l’évolution des symptômes et la progression de l’usure articulaire.
Adaptation des activités et gestion du poids
Modifier les activités physiques pour privilégier celles à faible impact comme la natation ou le vélo réduit l’usure supplémentaire du genou. Le maintien d’un poids santé diminue la pression sur l’articulation, ralentissant la progression de l’arthrose. Une approche combinant activité adaptée et contrôle du poids contribue à préserver la fonction du genou sur le long terme. L’adaptation quotidienne des mouvements, comme éviter de rester longtemps accroupi ou d’effectuer des rotations brusques, complète l’efficacité de ces mesures préventives.
Signes indiquant le recours à la chirurgie
Il arrive un moment où les méthodes conservatrices ne suffisent plus. Identifier ce seuil permet de planifier la chirurgie avant que la mobilité ne se détériore complètement.

Douleur résistante aux traitements conservateurs
Lorsque la douleur persiste malgré les médicaments, les infiltrations ou la physiothérapie, la pose d’une prothèse peut être envisagée. La douleur peut devenir invalidante, affectant la capacité à marcher, à monter des escaliers ou même à dormir. Dans ces cas, la chirurgie peut rétablir le confort et redonner de la liberté de mouvement. Cela peut aussi s’accompagner de fatigue musculaire, car le corps compense le déficit articulaire, ce qui accentue l’usure et le déséquilibre.
Perte de mobilité significative
Un genou qui ne se plie ou ne s’étend plus correctement limite l’autonomie dans la vie quotidienne. Les gestes simples, comme se lever d’une chaise, monter un escalier ou marcher sur de longues distances, deviennent difficiles. Les radiographies peuvent révéler une usure avancée du cartilage ou une déformation articulaire. La chirurgie permet de restaurer l’alignement et la fonction normale, facilitant la reprise des activités quotidiennes et sportives.
Déformations et instabilité permanente
Une déviation vers l’intérieur ou l’extérieur, ou une instabilité constante malgré les traitements conservateurs, indique que l’articulation a besoin d’une intervention structurelle. La prothèse redresse le genou, améliore la marche et prévient l’apparition de douleurs dans d’autres articulations comme la hanche ou la colonne. Une attention particulière est accordée à l’équilibre musculaire autour du genou pour éviter les récidives d’instabilité après l’opération.
Préparation avant l’intervention
Une bonne préparation améliore le succès de la chirurgie et accélère la récupération. Elle repose sur plusieurs axes complémentaires.
Renforcement musculaire préopératoire
Le maintien et le renforcement des muscles autour du genou réduisent les risques post-opératoires et facilitent la rééducation. Les exercices ciblés améliorent la flexion et l’extension, permettant au patient de récupérer plus rapidement une amplitude fonctionnelle optimale après l’opération. Des techniques telles que la résistance progressive et l’entraînement en chaîne cinétique fermée sont recommandées pour un travail sécuritaire et efficace.
Nutrition et gestion du poids
Un apport suffisant en protéines, vitamines et minéraux favorise la cicatrisation et la régénération des tissus. Contrôler le poids permet de réduire la charge sur l’articulation pendant la récupération et limite le risque de complications. Une alimentation équilibrée associée à une hydratation adéquate prépare l’organisme à l’effort post-opératoire et améliore la capacité de récupération des muscles et des tendons.
Préparation mentale et accompagnement
L’aspect psychologique joue un rôle essentiel dans la récupération. Comprendre le déroulement de la chirurgie et le programme de rééducation réduit l’anxiété et augmente la motivation. Des séances d’information avec le kinésithérapeute ou l’infirmier spécialisé permettent au patient de se projeter dans un processus clair et de suivre correctement les recommandations post-opératoires. La confiance dans le processus chirurgical favorise une participation active à la rééducation, ce qui améliore les résultats finaux.
Maintien du genou en bonne santé après la prothèse
La réussite d’une prothèse dépend autant de l’intervention elle-même que de la qualité de la rééducation et du suivi après l’opération.

Rééducation progressive et active
La rééducation commence dès les premiers jours suivant l’opération. Elle inclut des exercices de flexion, d’extension, de renforcement musculaire et de proprioception. La progression est adaptée à la tolérance à la douleur et à la cicatrisation. Une pratique régulière permet de restaurer la fonction du genou, de retrouver la confiance dans l’articulation et de prévenir la rigidité. Les exercices incluent souvent la marche avec appui progressif et des activités fonctionnelles comme la montée d’escaliers.
Activités sportives et quotidiennes
Reprendre des activités comme la marche, le vélo ou la natation est encouragé pour stimuler l’articulation. Les activités à impact élevé sont modulées selon les recommandations du chirurgien ou du kinésithérapeute. Cette approche permet de prolonger la durabilité de la prothèse et de protéger les structures environnantes. L’attention portée à l’équilibre musculaire et à la posture pendant ces activités renforce la stabilité du genou.
Suivi médical et prévention des complications
Des consultations régulières et des radiographies permettent de détecter tout signe d’usure, de déplacement de la prothèse ou d’infection. Maintenir une bonne hygiène articulaire, respecter les limitations recommandées et signaler tout inconfort au médecin contribuent à garantir la longévité de l’implant et à prévenir les complications. Le suivi inclut aussi le dépistage de problèmes secondaires comme l’inflammation des tissus périarticulaires.
